Vera Menchik : la première championne du monde de l'histoire
- País
- 🇬🇧 Empire russe / Royaume-Uni
- Título
- Championne du monde féminine
- Nacimiento
- 16 février 1906, Moscou (Empire russe)
- Fallecimiento
- 26 juin 1944
- Estado
- fallecida
- ELO máximo
- 2400 · c. 1929–1939 (estimation rétroactive)
- Campeón del mundo
- 1927–1944 (championne du monde féminine)
Bien avant Judit Polgár ou Hou Yifan, il y eut une pionnière qui démontra qu’une femme pouvait rivaliser d’égal à égal avec les meilleurs maîtres du monde. Vera Menchik fut la première championne du monde d’échecs féminine de l’histoire et la dominatrice la plus absolue que ce titre ait jamais connue : 17 ans de règne ininterrompu, sept championnats du monde et une place indélébile dans l’histoire du jeu.
Qui était Menchik
Elle est née le 16 février 1906 à Moscou, fille d’un père tchèque et d’une mère anglaise. Son enfance se déroula en Russie, mais après la Révolution de 1917, la famille s’installa en Angleterre (1921), pays que Vera adopterait comme sien et représenterait le reste de sa vie.
C’est en Angleterre que son talent s’épanouit. Elle étudia avec le maître hongrois Géza Maróczy, l’un des meilleurs joueurs du monde de l’époque, qui reconnut immédiatement le don de son élève. Sous sa tutelle, Menchik développa un style positionnel solide et mature, bien au-dessus du niveau des échecs féminins de son temps.
La première championne du monde
En 1927, la FIDE organisa à Londres le premier championnat du monde féminin de l’histoire, en parallèle de l’Olympiade d’échecs. Vera Menchik le remporta avec autorité. Elle avait 21 ans et venait d’inaugurer une ère.
Ce qui suivit n’eut aucun précédent : Menchik remporta les sept éditions du championnat disputées de son vivant (1927, 1930, 1931, 1933, 1934, 1937 et 1939), avec une domination si écrasante que dans beaucoup de ces tournois, elle remporta presque toutes ses parties. Aucune rivale ne s’approcha d’elle. Son règne dura 17 années ininterrompues, une proportion de domination que personne n’a égalée dans l’histoire des échecs, masculins ou féminins.
Le « Club Menchik »
L’exploit le plus révolutionnaire de Menchik ne fut pas de dominer les échecs féminins, mais de rivaliser d’égal à égal avec les hommes à une époque où cela était presque impensable. Elle participa régulièrement à des tournois masculins d’élite, et battit plusieurs des meilleurs joueurs du monde.
C’est de là que naquit le fameux « Club Menchik » : un surnom mi-blagueur pour le groupe de maîtres masculins qui avaient perdu une partie contre elle. Le nom naquit quand un maître plaisanta, avant un tournoi, sur combien il serait embarrassant de perdre contre une femme — puis perdit. Avec le temps, le « club » finit par inclure des joueurs de la trempe du futur champion du monde Max Euwe et du grand Samuel Reshevsky. Menchik les battit sur l’échiquier, sans discours : par des coups.
Une tragédie qui interrompit une légende
La carrière de Menchik s’acheva de la façon la plus tragique. Le 26 juin 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, une bombe volante allemande V-1 frappa sa maison de Clapham, à Londres. Vera mourut avec sa mère et sa sœur. Elle avait 38 ans et restait championne du monde invaincue.
Le titre resta vacant jusqu’en 1950. Mais le chemin était déjà ouvert : Vera Menchik avait démontré, contre tous les préjugés de son époque, que les échecs n’ont pas de genre.
Son ADN échiquéen
Dans notre système d’ADN échiquéen, Menchik représente le profil de la pionnière solide et dominante : solidité positionnelle, technique mature et une constance qui la rendit pratiquement invincible sur son terrain. Si votre jumeau GM est Vera Menchik, votre force réside dans le jeu positionnel solide et dans la régularité qui use l’adversaire ; votre héritage est celui de quelqu’un qui ouvre des chemins où personne n’était passé.
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Preguntas frecuentes
Qu'était le « Club Menchik » dont parlaient les maîtres ?
Le « Club Menchik » (Menchik Club) était un surnom mi-blagueur, mi-admiratif, utilisé dans les cercles échiquéens des années 30 pour désigner le groupe de maîtres masculins qui avaient perdu une partie contre Vera Menchik. Le nom naquit quand un maître autrichien plaisanta, avant un tournoi, sur la « honte » de perdre contre une femme — puis perdit. L'ironie est que le club finit par inclure certains des meilleurs joueurs du monde, dont le futur champion du monde Max Euwe et le grand Samuel Reshevsky. Menchik les battit sur l'échiquier, tout simplement.
Combien de fois Vera Menchik fut-elle championne du monde ?
Vera Menchik remporta le championnat du monde féminin les SEPT fois où il fut disputé de son vivant : 1927, 1930, 1931, 1933, 1934, 1937 et 1939. Sa domination fut absolue : sur l'ensemble de ces championnats, elle remporta presque toutes ses parties, n'en perdant qu'une poignée dans toute sa carrière de titre. Aucune joueuse ne s'approcha d'elle. Elle conserva le titre sans interruption de 1927 jusqu'à sa mort en 1944, un règne de 17 ans que personne n'a égalé en proportion de domination.
Comment Vera Menchik est-elle morte ?
Vera Menchik mourut le 26 juin 1944 à Londres, pendant la Seconde Guerre mondiale, quand une bombe volante allemande V-1 frappa sa maison de Clapham. Sa mère et sa sœur moururent également. Elle avait 38 ans et restait championne du monde invaincue. Sa mort tragique interrompit la carrière de la joueuse la plus dominante de l'histoire des échecs féminins et laissa le titre vacant jusqu'en 1950, quand la FIDE organisa un nouveau championnat.